Nantes-Méditerranée à la voile

Tour du Morbihan 2016

16juillet

L'équipage du TDM 2016 Le Tour du Morbihan 2016, ce furent 5 jours de course entre Locmiquélic et le Crouesty avec du vent, du beau temps, et une super ambiance. RAKI-LEON GROSSE se classe premier sur le fil. L'équipage est bien content.

Au Grand Prix du Crouesty 2015

25mai

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8 manches de régate sur 3 jours. Un temps splendide et le soutien d'un nouveau sponsor, Léon Grosse. Cela tombe bien car dans notre catégorie HN Osiris, il y avait beaucoup de Grosse bateaux. Nous étions de loin le plus petit. Mais pas le moins vaillant évidemment.

RAKI Saison 2015 - année du cinquantenaire

12mai

Raki - Tourduf 2014 RAKI vient de passer l'hiver au sec. Il a subi une petite rénovation de la contre-quille, la pièce de bois massif qui ferme la boite par dessous. Pour cela il a fallu déquiller puis requiller (voir la petite vidéo ci-dessous). Les boulons en inox que nous avions changés en 2003 sont en parfait état et ont pu être réutilisés. Le bateau a rejoint l'élément liquide mardi 27 avril à Nantes. Puis après un convoyage nocturne le jeudi soir, il a pris le départ de la Pornic-Ile-d'Yeu-Pornic le vendredi 1er mai. Le 2 mai, une deuxième manche autour de l'île a précédé une soirée des équipages bien arrosée et rock n'rollisée par le groupe "Theadventuresof" qui a mis le feu. Le 3 mai, la troisième manche Yeu-Pornic s'est courue dans des conditions moins humides et moins ventées. Grâce au vaillant équipage qui le menait, RAKI a plutôt bien marché (les résultats ici). Depuis, il a rejoint Port Navalo pour participer à la Semaine du Golfe.






Raki, le retour - 2014

30juillet

Après deux hivers de chantier où Raki s'est fait refaire l'étrave et un peu de bordage, il a retrouvé l'eau le lundi 21 juillet 2014. Nous avons étrenné le nouveau gréement lors du convoyage Nantes-Roscoff et à présent, nous préparons le bateau pour le Tour du Finistère à la voile. Pour l'occasion, Léonie a commandé une nouvelle couleur : rouge fluo ! Les parents ont cédé...

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Ainsi fait

14novembre

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Partir
Il faut souvent partir
aller vers ce qui n'est pas dit
vers ce qui n'a pas de lieu
vers ce qui n'est pas
l'inconnu pourtant

S'abriter
de la pluie
du vent il le faudra
tout le temps

Spectateur de la peur
timide et froide
et rester entier, bercé
dans un flot de sentiments
sans mot

Heureux si on ne connaît
que cela,
savoir la misère, sa misère,
et rester heureux
comme une survie obligée

Rien ne bouge,
seul le jour qui décline
nous laisse le silence de la nuit
l'horizon aussi disparaît
aspiré par le vide
magnétique de la pensée

Le rendez-vous est toujours donné
sans heure sans jour
sans rien ;
ou pour la saveur du peu

On peut divaguer sur le passé,
il reste le passé
fade et intelligent
il réfléchit, mais ne donne
pas à aimer

Grandir
à l'orée des forêts
se nourrir
du souffle animal
et de son humilité

François-Xavier Marange
(16 avril 1948 - 8 octobre 2012)

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Saisons 2011 et 2012

21octobre

RoufDepuis notre retour de voyage, RAKI a beaucoup navigué. 2011 fut l'année de reprise des régates, notamment le Tour du Finistère à la voile (vidéo) où nous avons fait notre premier podium : résultats.

En 2012, RAKI nous a baladé dans les îles (Hoedic, Groix, Sein), ainsi qu'aux fêtes de Brest et de Douarnenez. Il fut aussi transformé en base avancée pour accompagner Léonie dans son premier stage d'optimist à Tréboul. Les deux régates courues cette année ont donné une place de 1 à la régate des bateaux années 60 à Douarnenez et de 3 à la régate transbaie (Morgat-Douarnenez). DSC04680.JPG

L'hiver qui arrive va permettre de faire un gros chantier sur le bateau : des infiltrations à la jonction pont-coque ont fait noircir le CP. Nous allons donc refaire un peu de bordage dans les hauts et en profiter pour reprendre la contre-étrave par l'intérieur. La pièce d'étrave de nos bateaux est en effet une des parties les plus sollicitées et nous avions déjà dû reconstruire une partie de l'étrave par l'extérieur en 2003. Nous allons maintenant achever la restauration puisque nous avons accès à la zone abîmée.

En dix ans, nous aurons donc repris tout ce qu'il était possible d'améliorer sur RAKI. Il ne restera plus que le mât à changer. Nous commençons à faire le tour des professionnels...

En 2013, RAKI devrait participer à plusieurs régates en Manche et Atlantique. Léonie qui a bien grandi se propose pour faire équipière au Tourduf !

La terre ferme

13septembre

trophee_APOC.jpgNous avons eu un accueil formidable à notre retour le 27 août à Nantes. Nous étions très émus de retrouver la famille, les amis, les collègues de boulot et les élèves. Cela a permis d'amortir un peu l'atterrissage. A présent la vie sédentaire reprend son cours, même si nous ne ratons pas une occasion de prolonger un peu les vacances. Le premier week-end de septembre, nous avons couru la régate des Lilas Blancs à Loguivy-de-la-Mer à bord du bateau de Polo et Lolo qui s'est classé premier. Nous y avons aussi reçu le talon d'or pour tous les talonnages de Raki lors de son périple (cf. Article de Ouest France ci-dessous). Dimanche prochain nous engagerons Raki aux régates de Trentemoult avant de l'hiverner quelques mois au chantier Bois Courbe. Nous ne savons pas encore ce que va devenir ce blog. Il fut un fil tendu entre nous et ceux qui nous ont suivis tout au long de ces 201 jours de navigation. Nous avons du mal à nous faire à l'idée que cela puisse s'arrêter complètement alors peut-être imaginerons-nous une suite. Nous ferons au moins un bilan complet avec l'aide de Voile Magazine qui nous y invite. Quoi qu'il en soit, nous tenons à remercier tous ceux qui ont suivi cette aventure car cela fut un stimulant et même un réconfort lorsque nous avons traversé des épreuves ou lorsque nous avons trouvé difficile d'écourter certaines escales délicieuses. Plusieurs lecteurs nous ont dit que nous les avions fait rêver. Qu'ils sachent qu'ils nous ont donné le courage qui nous aurait sans doute manqué si nous n'avions eu ce lien avec eux.


Ouest_France_6_septembre_2010.jpgJournal Ouest-France du lundi 6 septembre 2010 Edition : Lannion-Paimpol - Rubriques : Lézardrieux

Talon d'or, une remise des prix qui ne se prend pas au sérieux

Samedi soir, devant le café d'Alain Menguy, à Loguivy-de-la-Mer, l'Association lézardrivienne des plaisanciers ouvreurs de coque, Apoc, remettait ses trophées 2010 du plus beau talonnage de l'année. Une cérémonie dominée par l'humour pour dédramatiser les talonnages en mer. Sérieuse en course, mais pas à terre, l'association récompense depuis dix ans les plus beaux talonnages et autres « fortunes de mer », vécues par ses membres, pour dédramatiser ces événements. « Amoureux du talonnage bien fait et du haut-fond sournois, une fois encore vous vous êtes surpassés par la qualité et l'originalité de vos « pocs ». Vous vous êtes surpassés également par le nombre », déclarait, ravi, le président Gildas Janin, devant les deux cents personnes assemblées. Il ajoutait en exemple : « Planter la quille de son voilier dans le toit d'une Clio, si, si, c'est possible, vous l'avez fait cette année » (c'était lors d'une mise à l'eau, et sur une voiture volée jetée dans le port !). Les récompenses de l'APOC. Cette année une soixantaine de faits ont été relatés par Alan Richard et récompensés d'une « pinoche » symbolique (pièce de bois tronconique pour boucher un trou dans un bateau) personnalisée en fonction du lieu ou des circonstances de la « fortune de mer ». Cette inflation de récompenses est due à l'adoption par l'association du principe de délation : « Oubliant certaines règles inutiles de pudeur ou de solidarité, et balançant vos copains sans vous poser de questions, vous n'imaginez pas le nombre de messages que l'on reçoit pour relater vos pets en mer », confessait avec humour le président. Chaque délateur identifié fut d'ailleurs récompensé d'une pastille Vichy. Le vainqueur incontesté du trophée du Talon d'or, récompense suprême, fut cette année Sylvain Marange, qui, parti huit mois en croisière avec sa famille autour de la Méditerranée, s'échoua une fois en Grèce (il reçut pour cela une pinoche dorique) et soixante-six fois au cours de son retour, au mois d'août, dans le Canal du Midi.

J moins 3

24août

239.JPGRaki a retrouvé l'Atlantique. Nous avons terminé le canal du Midi sur les chapeaux de roues avec un moteur neuf et 11 talonnages de plus ce qui porte le total des pocs à 94 ! Les passages d'écluses nous ont éreintés et jamais nous ne nous serons aussi peu occupés des enfants que pendant ces deux semaines de canal. Le bateau a été remâté à Pauillac et nous nous réaccoutumons lentement aux conditions de navigation océaniques. Nous avions un peu oublié le froid, la pluie et la houle. Heureusement, nous sommes accueillis chaleureusement par tous ceux que nous retrouvons au cours de la remontée. Et même si une dépression nous tombe dessus ces jours-ci, nous serons bien au quai de la Fosse à Nantes le vendredi 27 août à 18 heures pour fêter dignement le retour de Raki.


Nous y serons le 27 août, à la rame s’il le faut !

13août

IMG_0604.JPGLe Mistral a soufflé fort fin juillet. Comme il nous était impossible de reprendre la mer, nous avons décidé de faire une escapade à Paris pour rendre visite à nos familles. 5 heures de TGV dans un sens, puis 5 heures de TGV dans l’autre et 3 jours plus tard et nous reprenions la mer. Nous avons d’abord fait escale à Marseille, puis à Port St Louis du Rhône après une navigation musclée au louvoyage contre 30 nœuds de vent (nous n’avions pas eu connaissance de l’avis de grand frais), et aux Saintes Maries de la mer. Lorsque nous avons voulu repartir pour Sète, le moteur s’est remis à tousser pour le plus grand bonheur du spi qui a pris l’air en nous tirant à 2 nœuds le matin et à 6 nœuds l’après-midi quand le vent s’est levé. A Sète, nous avons démâté et caréné Raki. Nous avons aussi fait réviser le moteur pour la deuxième fois en 15 jours. Le mécano s’en est pris au carburateur et au pointeau avant de déclarer : « maintenant il tourne très bien ». Tout en préparant Raki à se métamorphoser en péniche, nous avons retrouvé peu à peu tous les copains en vacances dans le sud et la famille que nous y avons.IMG_0591.JPG Ils nous ont aidé à nous adapter à notre nouvelle vie hexagonale. Le mauvais temps nous a retenu une journée de plus à Balaruc car l’étang de Thau est une vraie bouilloire quand le vent souffle fort de nord ouest. Notre petit moteur ne l’aurait sans doute pas supporté. Le 6 août nous avons pu faire la traversée et nous engager dans le canal de Riquet où, depuis, nous nous faisons les biceps en tirant sur les aussières dans les écluses. Nous avons atteint Toulouse au 5ème jour et là, nous avons procédé à une nouvelle enquête moteur car le réchauffement climatique mondial semble s’être tout entier installé sous son capot. Cette fois, avec l’aide d’un mécanicien très serviable et compétent, nous l’avons démonté entièrement sur le quai pour découvrir que le thermostat était complètement cuit. Manque de chance car les fournisseurs sont rares en période de vacances et c’est finalement Accastillage Diffusion de Nantes qui nous les a expédiées par Chronopost. Remontage ce jour pour nous apercevoir que plusieurs joints sont foutus et qu’il faudrait démonter tout le bloc moteur pour trouver d’où vient le trop plein d’air. En somme, plusieurs journées de chantier et sans doute un coût de main d’œuvre supérieur à celui d’un moteur neuf. Nous essayons donc de remettre la main sur la dame de nage pour continuer à la godille.


Raki à Nantes le vendredi 27 août

26juillet

Leonie_et_ses_cousins.jpgJ'ai connu des paysages
Et des soleils merveilleux
Au cours de lointains voyages
Tout là-bas sous d'autres cieux

La chanson de Trenet (version Rachid Taha bien sûr) nous trotte dans la tête. Nous sommes arrivés sur le continent jeudi soir. Raki est amarré dans le port de la Rague, près du cap d’Antibes. C’est un peu comme la Madrague mais en moins fou. Cela fait bizarre de retrouver nos repères hexagonaux. Nous avons l'impression que la grande aventure se termine et que commence une petite croisière estivale. Pourtant le vent souffle fort dans le Midi et la mer est formée comme cela a pu arriver parfois dans les contrées lointaines que nous avons abordées au cours des 6 derniers mois. Nous en venons à penser que le plaisancier du dimanche de la côte d'Azur a quelque chose d'un aventurier lui aussi. Nous avons pris le parti d'attendre que le Mistral mollisse un peu autour de Marseille pour reprendre notre route vers l’ouest sans doute à partir de demain mercredi. Nous en avons profité pour retrouver les premières têtes connues. Léonie a ainsi pu passer un peu de temps avec ses cousins en vacances à Vence (photo). Et puisque nous avions quelques jours devant nous, nous avons continué notre tour des capitales : après Lisbonne, Alger, La Valette, Athènes et Rome, nous avons fait un crochet par Paris pour vérifier que la tour Eiffel était toujours à sa place. C'est que nous avions entendu la rumeur gronder jusqu’en pleine mer d’une France qui en voit des Woerth et des pas mures depuis quelques semaines. D'ailleurs nous avons hâte d'honorer les rendez-vous des mobilisations de septembre. Nous aurons même de l'avance car nous venons de décider de rentrer un jour plus tôt pour retrouver tous ceux qui sont de mariage le samedi et pour que la fanfare, indisponible le 28 août, fasse résonner les vieux immeubles du quai de la Fosse. Nous rentrerons donc à Nantes le vendredi 27 août à 18h00. Qu'on se le dise !

Mise à jour du blog

26juillet

blog.jpgNous avons eu peu de temps pour mettre à jour le blog, mais vous trouverez quand même quelques news de Naples ci-dessous, à la date du 13 juillet. D'autres billets retardataires rejoindront leurs petits frères bientôt.

R.A.K.I. canal historique

20juillet

Celui_dont_on_ne_parle_jamais.jpgLéonie était très émue de rentrer en France aujourd’hui et de pouvoir être à nouveau de toutes les conversations ce qui ne fut pas toujours possible ces six derniers mois au cours desquels il aura fallu jongler entre l’espagnol, le portugais, l’arabe, l’anglais, le grec et l’italien. On a même fini par s’y perdre et donner du parakalo à un Italien, du salam alikoum à un Maltais ou encore du gracias à tel autre Grec. Ce 20 juillet, donc, nous avons remis le pied en France ! Ou presque puisque nous sommes arrivés en Corse après une navigation de 30 heures depuis Ostie, le port de Rome. Nous avons louvoyé toute la première moitié de la traversée entre les îles toscanes. La mer est confuse dans ces parages car la houle de la veille croise les vagues du jour formant un dédale très chaotique. Puis le vent s’est orienté au nord en mollissant un peu nous permettant de tirer un bord dans le sens de la route. La traversée s’est terminée au moteur par manque de vent entre l’île d’Elbe et la Corse. Nous avons gardé les doigts croisés car ledit moteur commence à donner des signes de fatigue. Nous l’avons confié ce soir à un professionnel pour les vidanges et une révision complète. Après le Canal de Corse, nous visons le Canal du Midi - pas moins historique - que nous devrions embouquer au tout début du mois d’août. D’ici là, nous avons 10 jours pour regagner le continent (Amélie aimerait bien faire une entrée solennelle dans le port de Cannes, sous la Croisette) et laisser passer le coup de mistral qui s’annonce avant de rejoindre Sète et d’y démâter le bateau. Sinon la vie suit son cours à bord même si nous n’avons pas donné beaucoup de nouvelles sur le blog ces derniers temps : les escales se succèdent et certaines ont été de vraies bonnes surprises comme celle de Procida (photo), DSC04128.JPGun nouveau pavillon national flotte sur le pataras du bateau (nous avons gardé l’ancien pour le vendre aux enchères à notre retour à Nantes histoire de renflouer les caisses), Gustave circule désormais dans une magnifique poussette romaine et Léonie prépare sa rentrée en dévalisant les papeteries et en s’appliquant à déchiffrer tous les mots qui s'offrent à son regard. Nous allons prendre le temps de compléter cette liste en mettant bientôt en ligne quelques images d’Amalfi, de Naples et de Rome que nous avons adorées.

Naples

13juillet

IMG_0565.JPGNous avons quitté Amalfi ce matin. Nous n’avons pas entendu les sirènes dans la baie de Naples car, par précaution, nous nous sommes bien bouchés les oreilles. On n'est jamais trop prudent. Hier soir, nous avons vu la finale de la coupe du monde de football à la terrasse d’un café et voir cela en Italie, c’est en soi un spectacle. Nous aurons bien profité de notre escale en Campanie (voir vidéo ci-dessous). Aujourd’hui nous relâchons à Procida, une île délicieuse et peu fréquentée qui nous rappelle un peu la Grèce. Nous ne nous sommes pas arrêté à Capri où la place de port dépasse les 100 euros par nuit…

Messine et les volcans

10juillet

blog_10_juillet.JPGNous quittons Messine le jeudi 8 juillet et croisons des bateaux qui pêchent le thon avec leurs immenses mâts de vigie. Nous redoutons un peu le détroit de Messine que gardent deux monstres selon certaines sources. Mais finalement nous le passons sans difficulté avec le courant portant et nous décidons de faire un crochet par les îles Eolienne où les volcans sont toujours en activité. Léonie se baigne dans les eaux chaudes de Vulcano et fait le plein de pierres ponces à Stromboli. Amélie fait tomber ses lunettes de soleil à l’eau dans le port et se jette à leur poursuite dans une mer à 30 degrés. L’île de Stromboli n’a pas dû changer beaucoup depuis le film de Rossellini. Str.JPGLes bateaux locaux sont tirés au sec sur la grève et la roche est noire. Nous passons une fin de journée délicieuse avant de rembarquer sur Raki mouillé au pied du volcan qui crache sa fumée toutes les 15 minutes. Nous repartons au petit matin le samedi et l’île reste visible pendant toute la journée. Léonie perd sa deuxième dent en pleine mer Thyrrénienne et nous arrivons le soir à Acciaroli où nous mangeons une délicieuse pizza. C’est que nous approchons de la capitale mondiale de la pizza : Naples. Le reste en images...

La botte et la sandale

7juillet

9_mois.jpgPour accélérer un peu, nous venons de faire deux navigations de 24 heures environ pour passer le sud de la botte italienne. La première nous a menés d’Erikoussa en Grèce à Le Castella en Calabre par temps brumeux. Puis après cette première escale italienne, nous sommes repartis en direction de la Sicile par temps frais et mer formée dans le golfe de Squillace et dans le détroit de Messine. Les enfants ont plutôt bien supporté les longs bords de près alors que le bateau plantait des pieux avec deux ris dans la grand-voile et un ris dans le foc de route. Léonie nous a même pris un peu de haut en nous expliquant qu’il ne fallait pas se plaindre car on avait connu bien pire lors du coup de vent de Galaxidi et qu’il n’y avait pas tant de mer que ça. L’air un peu hagard, diminués par nos quarts de nuit et dégoulinant d’eau de mer, nous n’avons rien trouvé à lui répondre. Hier nous avons fait un peu de ravitaillement et fêté les neuf mois de Gustave (photo), dont 5 passés sur le bateau. Nous sommes bien protégés dans le port de Messine dont le responsable, ému d'accueillir un si petit bateau avec autant de milles au compteur et une famille à bord nous a offert une bonne bouteille de rouge sicilien. Nous avons aussi fait la rencontre de l'équipage de Bidourik, le JPK960 du tourduf avec son grand "Chambre de Commerce et d'Industrie des Côtes d'Armor" peint sur le bordé. Aujourd'hui, Raki nous a patiemment attendus pendant que nous traversions la Sicile en voiture. C’est que nous voulions découvrir l’intérieur de l’île et la vallée des Temples d’Agrigente que nous avons rejointe en contournant l’immense Etna. Une façon de retrouver nos chers Grecs. Nous repartons demain vers d’autres volcans dans les îles éoliennes. 3,2,1, feu !


La Grèce est derrière nous

3juillet


La Grèce est derrière nousAvons quitté l’Hellas, hélas
La Raki’s band est triste et lasse
De laisser Zeus et Menelas

Continuons notre belle as-
cension dessous les estrellas
Et la brume, quelle mélasse !

Dernières escales grecques

1juillet

DSC04051.JPGAprès avoir quitté Ithaque, nous avons fait escale à Leucade dans la nouvelle marina le long du canal puis dans le délicieux mouillage de Lakka à Paxos (photo). Nous sommes arrivés à Corfou (l’ex-Corcyre et aussi l’ex-Schérie des Phéaciens et de Nausicaa) le 29 juin et avons amarré Raki au pied du château vénitien dans le magnifique port de plaisance de Mandraki (si, si !).

Ithaque

27juin

Nous sommes arrivés à Ithaque le samedi 26 juin au louvoyage par 25 noeuds de noroît. Dans l'entrée, le vent accélère sous l'effet des reliefs qui la bordent et nous avons pris quelques belles rafales. Nous commençons à comprendre qu'Ulysse, saccageur de villes, ait eu tant de difficultés à revenir de Troie et qu'il ait dû user de toute sa metis (sa ruse, pas l'amie de Julien Clerc) pour échapper aux mauvais coups de la mer vineuse. Nous avons amarré Raki au quai de Port Vathy qu'Homère appelait le Port du vieux Phorcys, roi des phoques.


Lépante

24juin

DSC04047.JPGRaki est amarré dans le minuscule port médiéval de Lépante, au pied des remparts, depuis ce matin. Pour aller jusqu’au château, Lépante est raide et la route est droite. Petit clin d’œil aux millions de manifestants qui ont investi les rues de France aujourd’hui parce qu’en deux ans de retraite, on fait quatre fois le tour que nous sommes en train d’accomplir. Cela devrait donner à réfléchir à nos gouvernants, non ? L’équipage s’apprête à repartir vers l’ouest demain et les jours prochains pour sortir des golfes de Corinthe et Patras et aller rendre visite au vieux roi d’Ithaque. Nous partirons dès que viendra l’aurore aux doigts de rose et espérons échapper aux forts vents qui balayent le couloir dans lequel nous nous trouvons.

D’Athènes au Golfe de Corinthe

22juin

IMG_0510.JPGNous avons quitté Athènes jeudi dernier. La traversée vers le canal de Corinthe s’est faite au louvoyage dans une bonne brise de 20 noeuds. Le soir, nous avons mouillé à Kalimaki, une petite baie située juste au nord de l’entrée du canal. Vendredi, en fin de matinée, nous avons embouqué le canal sous un soleil de plomb. Nous avons ensuite tiré vers Itea dans le petit temps. A l’approche de Galaxidi, nous avons fait les frais d’une dispute entre Apollon et Poséidon, l’ébranleur de la terre. Le ciel s’est couvert, puis est devenu tout noir. Les éclairs ont fusé de toutes parts. Et plus nous approchions du port, plus le ciel s’obscurcissait. Nous avons hésité à changer de destination. Soudain, des milliers de moutons blancs se sont formés sur le vaste dos de la mer. Le vent est monté à 20, puis 25, puis 30, puis 35, puis 40, puis 45 nœuds. Plus moyen de gagner au vent sans coucher le bateau. DSC04040.JPGNous avons dû faire demi-tour et partir en fuite à 6 nœuds à sec de toile. La mer poissonneuse s’est creusée rapidement pendant que le drapeau national de Raki, déjà bien fatigué par ses 4 mois de mer, rendait ses derniers soupirs. Nous avons enfilé les vestes de quart que nous n’avions plus porté depuis des semaines. Tout l’équipage s’est équipé de gilets et de harnais. Nous avons alors envisagé deux cas de figure : retourner à Corinthe ou profiter que nous avions de l’eau à courir pour attendre la bascule de vent et filer vers Lépante. Amélie a préparé le foc de route arisé puis nous l’avons envoyé en valsant un peu sur le pont. Au bout d’une heure, le vent a molli et a pris de l’ouest nous permettant alors de lofer et de commencer à retourner vers Galaxidi. Bilan, 12 milles de route en plus et une belle frayeur. Nous craignions particulièrement que le vent monte encore ou que la mer se forme davantage. IMG_0480.JPGBien contents d’arriver, nous nous sommes promis d’aller visiter Delphes le lendemain pour rendre un petit hommage à Apollon qui nous a sorti de ce mauvais pas. Léonie a pris son carnet de croquis et nous sommes allés au musée où nous avons pu voir le nombril du monde (cf. photo). C’est Zeus qui l’avait localisé en envoyant deux aigles, l’un vers l’Ouest et l’autre vers l’Est. Ils s’étaient retrouvés à Delphes. Léonie a ensuite croqué tous les monuments du sanctuaire d’Apollon et commis une petite prière à la manière de la Pythie en guise d’ex-voto. L’autobus nous a ramené à Galaxidi le soir. IMG_0519.JPGEt le lendemain matin nous avons appareillé à 5h00 pour profiter des calmes matinaux. Mais dès 9h00, le vent est monté de nouveau pour atteindre la force de 30 nœuds. Après 4 changements de voiles d’avant, nous avons louvoyé sous grand voile et foc de route arisés jusqu’à la belle île de Trisonia où nous attendons à présent que la météo se montre plus clémente, peut-être jeudi.