Nantes-Méditerranée à la voile

en mer

Rubrique thématique et événementielle puisqu'on y traite aussi bien des événementsconsignés dans le livre de bord que des questions posées par la navigation en famille.



Annaba - Tabarka

26avril

gustave_a_la_barre.jpgNous quittons Annaba vers 8h30 avec des passeports tamponnés. Nous avons débordé un peu les 30 jours de notre visa. Nous quittons l’Algérie avec un pincement au cœur. Gustave prend la barre. La traversée dure 9 heures environ. A l’approche de la frontière, nous assistons à un drôle de ballet. Une dizaine de bateaux de pêche dérivent ensemble. DSC03757.JPGOn dirait qu’ils attendent que nous passions pour reprendre leur activité. Il faut dire qu'il y a beaucoup de corail dans la région... Une fois la frontière passée, nous appelons les gardes côtes tunisiens par VHF pour leur signaler notre arrivée en Tunisie. Ils nous demandent de nous identifier. Un peu plus d’une heure après, nous arrivons à Tabarka qui est un agréable port de pêche où nous retrouvons aussi des voiliers. Nous n'en avions pas vu beaucoup depuis notre départ du Maroc. Nous allons profiter du beau temps pour faire une excursion dans les terres et visiter les vestiges romains de Dougga. Nous allons également prendre le temps de compléter le blog que nous avons un peu délaissé au cours des deux semaines écoulées. C'est que notre séjour en Algérie fut très rempli. D'ailleurs, pour ceux qui ont trouvé que nous n'avions pas donné beaucoup de nouvelles, ils peuvent en trouver dans le dernier numéro de la revue Bateaux (mai 2010) dans lequel paraît-il on trouve un article sur notre périple. Enfin nous devrons trouver le temps de caréner le bateau car nous entendons de drôles de bruits sous la coque (ça gratte et ça craque) qui semblent dénoncer la présence de coquillages. Nous croisons les doigts pour que ce ne soient pas des tarets...

Jijel-Annaba

25avril

DSC03735.JPGNous partons ce matin avec un reste de houle qui n’a cessé d’enfler tout au long de la traversée, aggravée par une mer chaotique à chaque pointe. Cela a dû souffler fort ces derniers jours. Durant la nuit, les gardes côtes nous appellent plusieurs fois pour savoir où nous nous trouvons et si tout va bien à bord. C’est rassurant de se sentir suivi ainsi. Nous sommes contents d’arriver à Annaba au petit matin. Lorsque nous posons le pied sur le quai, nous titubons un peu car nous avons été très secoués pendant 24 heures. Nos visas sont périmés depuis hier. La Police des frontières nous laisse un moment entendre que nous pourrons quand même aller faire du tourisme en ville avec un permis d’escale. Mais finalement elle se ravise et nous nous contenterons d’une longue promenade sur le port que surplombe la basilique St Augustin. Le capitaine de Port nous donne une météo. Nous reprendrons la mer dès demain matin.

Chapeau pointu

21avril

Carte_de_l_Algerie_jijel.jpgNous avons repris la mer cet après-midi. Le vent se lève avec la tombée de la nuit, dans l’axe. Nous tirons un premier bord vers le large puis un deuxième vers la côte. Nous dessinons un joli chapeau pointu sur le GPS qui nous indique qu’en 3 heures de navigation, nous n’avons progressé que de 3 milles nautiques. Le courant est très fort. Plus de deux nœuds contre nous. Nous désespérons un peu et au petit matin, nous décidons de renoncer à faire escale à Skikda. Nous irons à Jijel qui est beaucoup plus proche. Nous y arrivons au lever du jour. Les militaires qui gardent l’entrée du port nous éconduisent en désignant la direction du sud. Nous longeons les digues et découvrons un nouveau port qui ne figure pas sur les cartes. Nos appels VHF restent sans réponse jusqu’à ce que nous entrions dans le port. Les gardes côtes nous répondent enfin que nous devons nous présenter au quai qui se trouve juste en face de nous. Jijel devait être une escale brève. Mais nous devons y rester 3 jours car la météo annonce de l’ouest fort. Nous apprendrons par la suite qu’un plaisancier a subi des dégâts importants à cause d’une vague qui s’est abattue sur la cabine de son bateau et a cassé un des hublots. 3 jours, quand ce n’est pas choisi, cela peut paraître un peu long. C’est la barbe comme dirait l'autre ! Mais nous allons quand même faire quelques courses en ville et visiter le petit musée local, escortés de près par une voiture de police.

Oran - Alger

13avril

DSC03601.JPG Nous avons quitté Oran mardi soir. Les adieux étaient très émouvants. Nous avons échangé de grands signes avec les membres du club Phénicia, puis nous avons pris la mer. Un peu de houle de Nord. Le bateau allait vite toute la nuit, au près jusqu'au large de Mostaganem. La journée fut moins ventée et nous avons poussé un peu au moteur en milieu de journée. Puis le vent est revenu le soir par le Nord et nous avons passé une deuxième nuit en mer entre Ténès et Cherchell. Vers 4h00 du matin, nous étions déjà en face du port de Cherchell. Nous avons évité de justesse un filet dérivant balisé par deux bouées faiblement éclairées puis nous avons attendu que le jour se lève en tirant deux bord de travers. Vers 6h30, nous avons commencé à nous diriger vers le phare de Cherchell. Une houle de plus de deux mètres nous a fait hésiter un moment à continuer notre route vers la côte car nous craignions que les vagues ne déferlent avec la remontée des fonds Mais appelés par VHF, les gardes côtes nous ont rassurés : l'entrée du port est claire. Cherchell est l'ancienne Caesarea fondée par Juba II et devenue après 40 la capitale de la province romaine de Maurétanie Césarienne, qui s’étendait alors jusqu’à l’Océan Atlantique. Accueil par les gardes côtes. Formalités vite expédiées. Port ouvert sur la ville, sans poste de police pour contrôler les entrées. Nous prenons un peu de repos et débarquons après déjeuner. DSC03605.JPGNous prenons un taxi pour Tipaza et passons l'après-midi dans la cité antique. Léonie improvise une représentation dans le théâtre romain puis nous allons visiter le petit musée dans lequel le conservateur se lamente du peu d'intérêt que les pouvoirs publics manifestent pour le trésor que constituent tous les vestiges du passé romain du pays. Nous repartons en fin de journée vers Cherchell où nous nous préparons un bon dîner. Le lendemain nous visitons la ville et ses musées. Nous terminons par la visite de l'amphithéâtre romain où se déroule une partie de football endiablée. DSC03672.JPGNous décidons de reprendre la mer dès le lendemain matin. Sidi Ferruch n'est pas accessible car la passe est ensablée aussi faisons-nous cap directement sur Alger. Mais le vent fraîchit par le Nord-Est (dans l'axe) et nous sommes obligés de tirer un long bord vers l'intérieur de la baie avant de repartir vers le Nord et de découvrir qu'un courant de plus de deux noeuds le long du cap Caxine ralentit considérablement notre progression. Nous tirons des bords carrés dans une mer très formée. Raki peine à grignoter les milles et bondit sur chaque vague. Le soir tombe et les enfants s'endorment difficilement à cause des mouvements brutaux du bateau. Vers 22h30, nous passons enfin la pointe Pescade. Je m'applique à la barre pour ne pas trop perdre de terrain avec ce maudit courant qui nous fait déraper et nous arrivons enfin en baie d'Alger. Par VHF, la Capitainerie nous demande d'accoster le long de la digue Nord où sont postés les gardes-côtes pour faire les premières formalités puis nous attribue une place au quai n°11, le quai des ferries. Les formalités traînent un peu. Puis nous nous couchons, fourbus. Le lendemain, nous allons nous promener dans les rues d'Alger, et faisons une halte chez un pédiatre car Gustave a été dévoré par les moustiques dans la nuit. La ville est immense, très animée et nous nous faisons une fête de tout découvrir dans les prochains jours. Nous ferons même un petit extra en nous offrant une chambre d'hôtel pour une nuit ou deux.

En route pour l'Algarve

8mars

Gustave_dort_en_mer.JPGLisbonne-Lagos. 150 milles nautiques en 27 heures. La baie de Setubal et Sines qui va du cap Espichel au cap St Vincent a ce quelque chose d'interminable qui colle à la baie d'Audierne pour ceux qui ont déjà pratiqué. Seule différence, c'est 3 fois plus long que la baie d'Audierne ! Heureusement, nous avons eu du vent toute la nuit (15 à 20 noeuds) et Raki marchait vite. Le vent est tombé ce matin en approchant du cap St Vincent. Mais la houle restait forte si bien que la manip' de moteur a failli tourner à la catastrophe : dans un coup de roulis, les 4 ergots sont sortis des rails et je me suis retrouvé avec le moteur pendouillant à bout de bras au dessus de l'eau. Amélie m'a aidé à le ramener à bord et nous avons pu le remettre à poste en visant bien entre deux vagues pour ne pas perdre l'équilibre. Il y en a un que ce genre d'aventure n'émeut pas outre mesure et qui a choisi ce moment pour se rendormir. Nous sommes arrivés en début d'après-midi à Lagos (près de Portimao) et nous apprêtons à reprendre la mer demain dans l'après-midi. Prochaine étape indéterminée. Peut-être l'Andalousie. Cela va nous faire bizarre de voir la longitude ouest diminuer après avoir continuellement augmenté pendant près d'un mois.

Porto - Lisbonne

6mars

Les dauphins nous ont encore accompagnés tout le long du voyage qui a duré 36 heures pour 185 milles nautiques. Cette fois nous avons réussi à prendre quelques images de nos amis qui valent à Gustave le surnom de "Danse avec les dauphins".


Dauphins au large de Porto

Orage sur Vigo

20février

Soleil_sur_Vigo.JPGAu large des îles Cies, jeudi soir, les grains orageux se sont multipliés avec des éclairs de plus en plus nombreux. L'aventure de nos amis Armagnac de la Rochelle foudroyés l'été dernier nous a servi de leçon et nous avons décidé de rentrer dans la ria de Vigo pour nous mettre à l'abri. Nous avons passé la fin de la nuit à Baiona, à l'entrée de la rivière. Toute la matinée, nous avons assisté à une alternance de soleil printanier et de grains très violents dont un qui a recouvert le pont de grêle. grele_sur_le_pont.JPGDans l'après-midi, les grains se sont un peu espacés et nous sommes repartis en espérant passer entre les gouttes. Quelques gros champignons noirs menaçaient encore au large. Nous n'avons finalement jamais été en dessous de l'un d'eux et nous ne le regrettons pas. DSC02949.JPG Nous avons en revanche beaucoup apprécié la compagnie des dauphins qui ne nous ont pas quittés depuis notre départ de Portosin. Ils suivent le bateau de nuit comme de jour et zigzaguent tout autour en faisant des sauts parfois très acrobatiques.

Gijon - La Corogne

15février

La côte nord-ouest de l´Espagne a tenu ses promesses. Le vent de Nord est y lève une mer forte et des vagues vicieuses.


Gijon - La Corogne

La traversée du golfe de Gascogne

10février

DSC02820.JPG Après avoir quitté tout le monde dimanche midi, nous avons poursuivi la descente de la Loire à la voile. C'est la première fois que nous n'avons pas eu besoin de recourir au moteur pour parcourir les 30 milles de Loire. Nous avons tout d'abord mis un peu d'ordre dans le bateau qui s'est transformé en médiathèque-bar avec tous les cadeaux que nous avons reçus au départ. Puis nous nous sommes préparés pour la première nuit qui est tombée un peu avant Noirmoutiers. Le vent assez soutenu (20 noeuds établis) nous a permis d'enregistrer de belles moyennes dès le début avec des pointes de vitesse à 9 noeuds. La mer était un peu désordonnée mais pas aussi dure que nous aurions pu le craindre compte tenu des forts vents des jours précédents. Dans la matinée de lundi, nous avons quitté le plateau continental pour survoler les profondeurs abyssales de l'océan Atlantique : les sondes indiquées sur les cartes passent de quelques centaines de mètres de profondeur à 3000 voire 4000 mètres de profondeur. En général, c'est le genre de sujet de discussion qu'on n'aborde pas quand on s'y trouve. Avec Amélie, nous n'en avons reparlé qu'à l'approche de l'Espagne, lorsque les fonds remontaient. Nous n'avons pas constaté de changement remarquable de l'état de la mer au passage de la falaise sous-marine. Peut-être s'est-elle un peu rangée en cours de matinée pour donner une houle un peu plus longue et plus régulière. Comme prévu le vent a commencé sa rotation vers le nord-est, ce qui nous a conduit à l'accompagner en piquant vers le sud pour rester au grand largue et non pas plein vent arrière qui est une allure très inconfortable dans une mer formée. Nous avons empanné mardi vers une heure du matin lorsque le vent a terminé sa rotation vers le nord et avons dès lors fait route directe vers Gijon. après être monté au delà de 20 noeuds lundi, le vent a molli autour de 15-20 noeuds dans la nuit de lundi à mardi pour terminer à 10-15 noeuds mardi soir en arrivant. Nous n'avons pas croisé grand monde durant ces deux jours : quelques cargos dans l'estuaire de la Loire et quelques bateaux de pêche au large de l'île d'Yeu et en approchant des côtes d'Espagne. Léonie a eu un peu le mal de mer lundi matin et mardi matin, les deux fois en se réveillant. Mais elle a bien (et vite) surmonté ces moments délicats en redormant un peu et en grignotant. Elle a même avalé des lentilles lundi après midi et un bon hachis parmentier mardi midi. Nous n'avons pas eu froid durant la traversée car les températures ne sont jamais tombées en dessous de 6°C. Lorsque nous sommes arrivés à Gijon avec le soleil, il faisait 12°C de température extérieure. En ce qui concerne le bateau, tout a bien fonctionné. Le pilote nous a relayés un tiers du temps environ. Nous n'avons pas pu l'utiliser davantage car la charge de l'éolienne n'a pas permis de compenser la consommation d'énergie due aux instruments de navigation. En effet, au portant, les 20 noeuds de vent deviennent 15 noeuds de vent apparent (la vitesse du bateau se soustrayant) ce qui est peu pour l'éolienne. La gite et les mouvements du bateau diminuent encore son rendement. Quant au panneau solaire, il n'a pas pu charger beaucoup puisque le ciel est resté très nuageux jusqu'à l'approche de l'Espagne. Au total entre la consommation d'énergie du bord et la charge de l'éolienne et du panneau, nous enregistrons une perte de 90 ampères ce qui est beaucoup puisque nous n'avons que 210 ampères de capacité théorique de batteries. Nous verrons comment la charge tient lorsque le soleil brillera plus fort. Tout l'équipage est ravi d'avoir pu aligner les milles dès le début et de n'avoir pas eu à attendre de longues journées à Pornichet qu'une fenêtre météo s'offre à nous. A présent nous pensons continuer dans la lancée et tailler ce soir-même vers la Corogne car du mauvais temps est annoncé en fin de semaine. Nous avons 150 milles à parcourir le long des côtes espagnoles ce qui devrait nous prendre autour de 36 heures. Nous devrions arriver dans la nuit de jeudi à vendredi. Ci-dessous quelques images prises mardi matin pendant la traversée. Si c'est un peu long à charger, double-cliquez sur l'image pour la lire sur you tube.


Les enfants dorment dans le golfe de Gascogne

This time tomorrow

6janvier

Dans une trentaine de jours nous serons partis. Les mauvaises langues nous voient déjà frigorifiés dans une mer démontée au milieu du golfe de Gascogne et menacés par toutes sortes de monstres marins. Mais ce ne sont pas quelques envieux qui vont nous refroidir...


This time tomorrow

A terre ou en mer

2novembre

Carte_Mediterranee.jpg

Il y a environ 5000 milles entre Nantes et Nantes via Gibraltar, Istanbul et le canal du midi. A raison de 50 milles par jour en moyenne et sachant que nous disposons de 200 jours, il faut compter à peu près une journée en mer pour une journée d'escale. Une traversée de 24 heures (nuit comprise) nous offre donc la possibilité d'une escale de deux jours. 48 heures en mer donnent 4 jours d'escale et ainsi de suite. On peut évidemment compter sur la météo pour compliquer un peu le problème, mais ça, c'est une autre histoire.

Les joies de la navigation

25octobre

Peyton.jpg En faisant nos comptes et en constatant que l'automne s'installe, nous sommes bien obligés de nous rappeler que naviguer est la façon la plus chère, la plus inconfortable et la moins rapide de se rendre d'un point A à un point B ou encore que le plaisancier est un être tout habillé sous une douche glacée en train de déchirer des billets de banque.

Départ le 7 février 2010

17octobre

invitation_au_depart_le_7_fevrier.jpg Finalement le bateau sera mis à l'eau et mâté fin décembre 2009 et nous ferons les premiers essais courant janvier. Le grand départ aura lieu le dimanche 7 février 2010 vers midi quai de la Fosse à Nantes.

L'énergie à bord

17octobre

mat_eolienne_et_panneau_solaire.jpg Pour l'approvisionnement en électricité, nous nous sommes équipés d'une éolienne et d'un panneau solaire. Les deux appareils seront fixés à un mât situé à l'arrière du bateau. Le support orientable du panneau solaire servira également de bossoir pour relever le moteur hors-bord du bateau. Merci à Jean-Claude et à Damien pour la conception et la réalisation de ce mât multifonction.

Equipage au complet !

10octobre

                               Gustave est arrivé mardi 6 octobre avec un peu d'avance. Nous allons pouvoir nous lancer tous les quatre dans les préparatifs de départ.

Les coussins

25septembre

coussins poste avantcoussins Les coussins neufs ont été installés à bord. Fabriqués par Philippe Sicard de Haute Goulaine, ils sont en bultex - mousse assez dure et imputrescible - recouvert d'une ouate pour que la toile soit toujours tendue. Sous les coussins a été cousue une résille noire pour permettre à l'humidité de s'échapper. Le bateau est maintenant très confortable.