Nantes-Méditerranée à la voile

escales et rencontres

Cette rubrique traite de la vie dans les ports et des escapades à pied, à cheval et en voiture dans les arrière-pays.





La terre ferme

13septembre

trophee_APOC.jpgNous avons eu un accueil formidable à notre retour le 27 août à Nantes. Nous étions très émus de retrouver la famille, les amis, les collègues de boulot et les élèves. Cela a permis d'amortir un peu l'atterrissage. A présent la vie sédentaire reprend son cours, même si nous ne ratons pas une occasion de prolonger un peu les vacances. Le premier week-end de septembre, nous avons couru la régate des Lilas Blancs à Loguivy-de-la-Mer à bord du bateau de Polo et Lolo qui s'est classé premier. Nous y avons aussi reçu le talon d'or pour tous les talonnages de Raki lors de son périple (cf. Article de Ouest France ci-dessous). Dimanche prochain nous engagerons Raki aux régates de Trentemoult avant de l'hiverner quelques mois au chantier Bois Courbe. Nous ne savons pas encore ce que va devenir ce blog. Il fut un fil tendu entre nous et ceux qui nous ont suivis tout au long de ces 201 jours de navigation. Nous avons du mal à nous faire à l'idée que cela puisse s'arrêter complètement alors peut-être imaginerons-nous une suite. Nous ferons au moins un bilan complet avec l'aide de Voile Magazine qui nous y invite. Quoi qu'il en soit, nous tenons à remercier tous ceux qui ont suivi cette aventure car cela fut un stimulant et même un réconfort lorsque nous avons traversé des épreuves ou lorsque nous avons trouvé difficile d'écourter certaines escales délicieuses. Plusieurs lecteurs nous ont dit que nous les avions fait rêver. Qu'ils sachent qu'ils nous ont donné le courage qui nous aurait sans doute manqué si nous n'avions eu ce lien avec eux.


Ouest_France_6_septembre_2010.jpgJournal Ouest-France du lundi 6 septembre 2010 Edition : Lannion-Paimpol - Rubriques : Lézardrieux

Talon d'or, une remise des prix qui ne se prend pas au sérieux

Samedi soir, devant le café d'Alain Menguy, à Loguivy-de-la-Mer, l'Association lézardrivienne des plaisanciers ouvreurs de coque, Apoc, remettait ses trophées 2010 du plus beau talonnage de l'année. Une cérémonie dominée par l'humour pour dédramatiser les talonnages en mer. Sérieuse en course, mais pas à terre, l'association récompense depuis dix ans les plus beaux talonnages et autres « fortunes de mer », vécues par ses membres, pour dédramatiser ces événements. « Amoureux du talonnage bien fait et du haut-fond sournois, une fois encore vous vous êtes surpassés par la qualité et l'originalité de vos « pocs ». Vous vous êtes surpassés également par le nombre », déclarait, ravi, le président Gildas Janin, devant les deux cents personnes assemblées. Il ajoutait en exemple : « Planter la quille de son voilier dans le toit d'une Clio, si, si, c'est possible, vous l'avez fait cette année » (c'était lors d'une mise à l'eau, et sur une voiture volée jetée dans le port !). Les récompenses de l'APOC. Cette année une soixantaine de faits ont été relatés par Alan Richard et récompensés d'une « pinoche » symbolique (pièce de bois tronconique pour boucher un trou dans un bateau) personnalisée en fonction du lieu ou des circonstances de la « fortune de mer ». Cette inflation de récompenses est due à l'adoption par l'association du principe de délation : « Oubliant certaines règles inutiles de pudeur ou de solidarité, et balançant vos copains sans vous poser de questions, vous n'imaginez pas le nombre de messages que l'on reçoit pour relater vos pets en mer », confessait avec humour le président. Chaque délateur identifié fut d'ailleurs récompensé d'une pastille Vichy. Le vainqueur incontesté du trophée du Talon d'or, récompense suprême, fut cette année Sylvain Marange, qui, parti huit mois en croisière avec sa famille autour de la Méditerranée, s'échoua une fois en Grèce (il reçut pour cela une pinoche dorique) et soixante-six fois au cours de son retour, au mois d'août, dans le Canal du Midi.

Raki à Nantes le vendredi 27 août

26juillet

Leonie_et_ses_cousins.jpgJ'ai connu des paysages
Et des soleils merveilleux
Au cours de lointains voyages
Tout là-bas sous d'autres cieux

La chanson de Trenet (version Rachid Taha bien sûr) nous trotte dans la tête. Nous sommes arrivés sur le continent jeudi soir. Raki est amarré dans le port de la Rague, près du cap d’Antibes. C’est un peu comme la Madrague mais en moins fou. Cela fait bizarre de retrouver nos repères hexagonaux. Nous avons l'impression que la grande aventure se termine et que commence une petite croisière estivale. Pourtant le vent souffle fort dans le Midi et la mer est formée comme cela a pu arriver parfois dans les contrées lointaines que nous avons abordées au cours des 6 derniers mois. Nous en venons à penser que le plaisancier du dimanche de la côte d'Azur a quelque chose d'un aventurier lui aussi. Nous avons pris le parti d'attendre que le Mistral mollisse un peu autour de Marseille pour reprendre notre route vers l’ouest sans doute à partir de demain mercredi. Nous en avons profité pour retrouver les premières têtes connues. Léonie a ainsi pu passer un peu de temps avec ses cousins en vacances à Vence (photo). Et puisque nous avions quelques jours devant nous, nous avons continué notre tour des capitales : après Lisbonne, Alger, La Valette, Athènes et Rome, nous avons fait un crochet par Paris pour vérifier que la tour Eiffel était toujours à sa place. C'est que nous avions entendu la rumeur gronder jusqu’en pleine mer d’une France qui en voit des Woerth et des pas mures depuis quelques semaines. D'ailleurs nous avons hâte d'honorer les rendez-vous des mobilisations de septembre. Nous aurons même de l'avance car nous venons de décider de rentrer un jour plus tôt pour retrouver tous ceux qui sont de mariage le samedi et pour que la fanfare, indisponible le 28 août, fasse résonner les vieux immeubles du quai de la Fosse. Nous rentrerons donc à Nantes le vendredi 27 août à 18h00. Qu'on se le dise !

Mise à jour du blog

26juillet

blog.jpgNous avons eu peu de temps pour mettre à jour le blog, mais vous trouverez quand même quelques news de Naples ci-dessous, à la date du 13 juillet. D'autres billets retardataires rejoindront leurs petits frères bientôt.

R.A.K.I. canal historique

20juillet

Celui_dont_on_ne_parle_jamais.jpgLéonie était très émue de rentrer en France aujourd’hui et de pouvoir être à nouveau de toutes les conversations ce qui ne fut pas toujours possible ces six derniers mois au cours desquels il aura fallu jongler entre l’espagnol, le portugais, l’arabe, l’anglais, le grec et l’italien. On a même fini par s’y perdre et donner du parakalo à un Italien, du salam alikoum à un Maltais ou encore du gracias à tel autre Grec. Ce 20 juillet, donc, nous avons remis le pied en France ! Ou presque puisque nous sommes arrivés en Corse après une navigation de 30 heures depuis Ostie, le port de Rome. Nous avons louvoyé toute la première moitié de la traversée entre les îles toscanes. La mer est confuse dans ces parages car la houle de la veille croise les vagues du jour formant un dédale très chaotique. Puis le vent s’est orienté au nord en mollissant un peu nous permettant de tirer un bord dans le sens de la route. La traversée s’est terminée au moteur par manque de vent entre l’île d’Elbe et la Corse. Nous avons gardé les doigts croisés car ledit moteur commence à donner des signes de fatigue. Nous l’avons confié ce soir à un professionnel pour les vidanges et une révision complète. Après le Canal de Corse, nous visons le Canal du Midi - pas moins historique - que nous devrions embouquer au tout début du mois d’août. D’ici là, nous avons 10 jours pour regagner le continent (Amélie aimerait bien faire une entrée solennelle dans le port de Cannes, sous la Croisette) et laisser passer le coup de mistral qui s’annonce avant de rejoindre Sète et d’y démâter le bateau. Sinon la vie suit son cours à bord même si nous n’avons pas donné beaucoup de nouvelles sur le blog ces derniers temps : les escales se succèdent et certaines ont été de vraies bonnes surprises comme celle de Procida (photo), DSC04128.JPGun nouveau pavillon national flotte sur le pataras du bateau (nous avons gardé l’ancien pour le vendre aux enchères à notre retour à Nantes histoire de renflouer les caisses), Gustave circule désormais dans une magnifique poussette romaine et Léonie prépare sa rentrée en dévalisant les papeteries et en s’appliquant à déchiffrer tous les mots qui s'offrent à son regard. Nous allons prendre le temps de compléter cette liste en mettant bientôt en ligne quelques images d’Amalfi, de Naples et de Rome que nous avons adorées.

Naples

13juillet

IMG_0565.JPGNous avons quitté Amalfi ce matin. Nous n’avons pas entendu les sirènes dans la baie de Naples car, par précaution, nous nous sommes bien bouchés les oreilles. On n'est jamais trop prudent. Hier soir, nous avons vu la finale de la coupe du monde de football à la terrasse d’un café et voir cela en Italie, c’est en soi un spectacle. Nous aurons bien profité de notre escale en Campanie (voir vidéo ci-dessous). Aujourd’hui nous relâchons à Procida, une île délicieuse et peu fréquentée qui nous rappelle un peu la Grèce. Nous ne nous sommes pas arrêté à Capri où la place de port dépasse les 100 euros par nuit…

La botte et la sandale

7juillet

9_mois.jpgPour accélérer un peu, nous venons de faire deux navigations de 24 heures environ pour passer le sud de la botte italienne. La première nous a menés d’Erikoussa en Grèce à Le Castella en Calabre par temps brumeux. Puis après cette première escale italienne, nous sommes repartis en direction de la Sicile par temps frais et mer formée dans le golfe de Squillace et dans le détroit de Messine. Les enfants ont plutôt bien supporté les longs bords de près alors que le bateau plantait des pieux avec deux ris dans la grand-voile et un ris dans le foc de route. Léonie nous a même pris un peu de haut en nous expliquant qu’il ne fallait pas se plaindre car on avait connu bien pire lors du coup de vent de Galaxidi et qu’il n’y avait pas tant de mer que ça. L’air un peu hagard, diminués par nos quarts de nuit et dégoulinant d’eau de mer, nous n’avons rien trouvé à lui répondre. Hier nous avons fait un peu de ravitaillement et fêté les neuf mois de Gustave (photo), dont 5 passés sur le bateau. Nous sommes bien protégés dans le port de Messine dont le responsable, ému d'accueillir un si petit bateau avec autant de milles au compteur et une famille à bord nous a offert une bonne bouteille de rouge sicilien. Nous avons aussi fait la rencontre de l'équipage de Bidourik, le JPK960 du tourduf avec son grand "Chambre de Commerce et d'Industrie des Côtes d'Armor" peint sur le bordé. Aujourd'hui, Raki nous a patiemment attendus pendant que nous traversions la Sicile en voiture. C’est que nous voulions découvrir l’intérieur de l’île et la vallée des Temples d’Agrigente que nous avons rejointe en contournant l’immense Etna. Une façon de retrouver nos chers Grecs. Nous repartons demain vers d’autres volcans dans les îles éoliennes. 3,2,1, feu !


Dernières escales grecques

1juillet

DSC04051.JPGAprès avoir quitté Ithaque, nous avons fait escale à Leucade dans la nouvelle marina le long du canal puis dans le délicieux mouillage de Lakka à Paxos (photo). Nous sommes arrivés à Corfou (l’ex-Corcyre et aussi l’ex-Schérie des Phéaciens et de Nausicaa) le 29 juin et avons amarré Raki au pied du château vénitien dans le magnifique port de plaisance de Mandraki (si, si !).

Lépante

24juin

DSC04047.JPGRaki est amarré dans le minuscule port médiéval de Lépante, au pied des remparts, depuis ce matin. Pour aller jusqu’au château, Lépante est raide et la route est droite. Petit clin d’œil aux millions de manifestants qui ont investi les rues de France aujourd’hui parce qu’en deux ans de retraite, on fait quatre fois le tour que nous sommes en train d’accomplir. Cela devrait donner à réfléchir à nos gouvernants, non ? L’équipage s’apprête à repartir vers l’ouest demain et les jours prochains pour sortir des golfes de Corinthe et Patras et aller rendre visite au vieux roi d’Ithaque. Nous partirons dès que viendra l’aurore aux doigts de rose et espérons échapper aux forts vents qui balayent le couloir dans lequel nous nous trouvons.

Le théâtre d'Epidaure

12juin

Léonie et Léonidas

7juin

Leonie_et_Leonidas.JPGLa rencontre a eu lieu à Sparte hier. Léonie sait gré au célèbre général d'avoir su tenir tête aux Perses lors de la bataille des Thermopyles. Elle aime bien aussi les hamburgers qu’on sert à Sparte dans les tavernes de la place centrale et les cerises qu’on peut acheter sur le bord de la route qui conduit à la cité. D’ailleurs, elle trouve que Sparte ça sonne un peu comme Smarties. Elle s’est fait offrir une carte de toute la Laconie par le gardien du musée et savait bien qu’il n’y avait plus de piles dans l’appareil photo et qu’il était préférable d’utiliser la caméra vidéo puisqu’elle prend aussi des photos. En somme c’était une journée bien remplie sur les traces des valeureux Lacédémoniens et Léonie la retiendra pour toutes les grandes histoires que nous avons réveillées et parce que, dans la voiture, elle a pu emporter son lecteur DVD pour visionner Bonne Nuit les Petits à l’aller et Crin Blanc au retour.

Bouteille à la mer

6juin

Gustave_a_la_barre.jpgGustave a huit mois aujourd’hui. Il est très gentil, très aimant et sait se montrer serviable en toutes circonstances. Mais à ce jour, il ne sait toujours pas qui voudra bien le garder pendant l’année scolaire 2010-2011 alors que Léonie sera à l'école et leurs parents au travail. Ces derniers ont multiplié les démarches auprès des services municipaux et des relais d’assistantes maternelles mais sans succès. Faudra-t-il que ce charmant garçon soit livré à lui-même des jours entiers ? Veut-on qu’un si délicieux bambin succombe aux tentations de la rue ? Nous sommes certains que non et qu’une âme charitable saura se porter à son secours. Puéricultrices, assistantes maternelles, ou toute personne en ayant une dans son carnet d’adresses, ce message vous est destiné car vous pouvez inverser le cours des choses.

Les douches de Grand Harbour Marina

26mai



Malte

24mai

DSC03900.JPGNous sommes arrivés à Malte dimanche après-midi après avoir enroulé Gozo et en slalomant entre les bateaux qui régataient devant La Valette. Entrée magique dans un port magnifique. Nous avons décidé de relâcher à Grand Harbour Marina même si les tarifs sont un peu prohibitifs. C’est que nous n’avons pas pu prendre de douche depuis Sidi Bou Saïd, il y a dix jours… Nous avons un programme chargé à Malte : ravitaillement pour la virée en Grèce, réparation du GPS traceur qui commence à donner des signes de fatigue, réception et mise en route de la nouvelle balise Dolink qui a été expédiée avant-hier de France, et bien sûr deux à trois douches par jour.

VDH

22mai

DSC03892.JPGPantelleria est une île battue par les vents, isolée au milieu de nulle part. Nous nous apprêtons à partir dès que le vent et la mer se seront calmés, demain matin selon la météo italienne. Nous sommes donc surpris, depuis la terrasse du café où nous sirotons un jus de fruit, de voir un voilier entrer dans le port. Peut-être a-t-il été mal informé sur les conditions météo. Le vent a un peu molli certes, mais la mer est toujours très formée. Nous rencontrons l’équipage sur le quai en rentrant à bord en fin d’après midi. Nous commençons un brin de causette quand tout à coup arrive le skipper dont nous reconnaissons immédiatement la silhouette, celle de Jean-Luc Van Den Heede, quintuple tourdumondiste et tenant du titre depuis 2004, du "Global Challenge", le record du tour du monde en solitaire à l'envers réalisé contre vents et courants. Nous comprenons mieux la tranquillité d’esprit de l’équipage qui était simplement allé mouiller à Cale di levante pour découvrir l’île. Le soir nous nous retrouvons dans la pizzeria la plus courue de Pantelleria et le lendemain matin, nous organisons une séance photo sur le pont du 52 pieds. Sur la photo ci-dessus, on peut voir dans ses yeux que Gustave a déjà emprunté un peu de la féroce détermination du champion. Léonie est ensuite invitée à faire la visite « d’un grand bateau » où elle repère trois cabinets de toilettes ! Nous appareillons enfin vers 10h00 à trois bateaux avec Sailaway, le beau bateau en acier de Kevin et Ann. Le 52 pieds de VDH va de nouveau explorer les petits mouillages de l’autre côté de l’île alors que nos amis anglais et nous mettons le cap sur Malte. Après une heure de navigation de conserve dans les petits airs, nous abattons un peu et envoyons le spi. Rapide vacation VHF pour se dire au revoir avec Jean Luc Van Den Heede et pour se donner rendez-vous à Nantes fin août pour le retour de Raki puis nous voyons son bateau disparaître derrière l’île.

English party

21mai

SDC10426.JPGKevin et Ann, nos voisins, nous ont invités ce soir. Une bonne occasion de fêter l’anniversaire d’Amélie. Le gâteau de Pantelleria a tenu sa promesse : meringue, crème et fraises des bois. Gustave en embuscade (cf. photo) a même eu le droit d’en manger un peu. Léonie a un peu cru que c’était encore son anniversaire (on prend vite des habitudes). Nous avons entonné un Happy Birthday très anglais et Amélie a soufflé deux bougies (une de 6 et une de 3 ou peut-être l’inverse). Nous avons passé une excellente soirée. Demain nous devrions faire route ensemble vers Malte où nos hôtes ont rendez-vous avec des amis. Quant à nous, nous y préparerons la traversée vers la Grèce.

Adieu l’Afrique

14mai

DSC03887.JPGNous y aurons passé plus de deux mois très heureux et nous n’avons pas fini d’en parler. Mais maintenant nous taillons vers l’Est. Cap sur Pantelleria, petite île volcanique italienne à 60 milles au sud de la Sicile. Nous y arrivons avec du vent de noroît assez soutenu. D’ailleurs il va se renforcer et s’installer à 30 ou 35 nœuds pour 4 jours. Nous avons donc le temps de visiter toute l’île, à commencer par le lac volcanique où nous fonçons nous baigner. Les bains de boue y sont très prisés. Nous retrouvons avec un certain appétit le vin et les jambons dont nous nous sommes un peu privés au Maghreb. Nous avons aussi visité les urgences de l’Opedale de l’île où Léonie a été auscultée pour une forte fièvre. Le médecin italien s’est montré rassurant et a prescrit du repos. Nous ne repartirons donc que mercredi ou jeudi. En attendant voici donc quelques nouveaux billets sur le blog dont nous venons de découvrir qu’il n’indique plus les positions du bateau depuis plus d’une semaine. Dolink joint par téléphone propose de nous expédier une nouvelle balise à Syracuse d'ici quelques jours. Espérons que cela marchera.

Pendant que Raki prend un peu de repos

11mai

DSC03791.JPGGustave apprend la position debout. Léonie se fait des dizaines d’amis. De l’épicier du port au barman du café en passant par les marins et les ouvriers qui travaillent dans le chantier naval. Elle est rapidement connue de tous, et se fait même comprendre des deux équipages anglais avec qui nous sympathisons. DSC03793.JPGNous prenons le temps de visiter la Medina de Tunis (cf. photo de Léonie devant la porte d’entrée), Carthage, le musée du Bardo pour y découvrir les magnifiques mosaïques antiques et la Marsa. DSC03822.JPGNous passons une après-midi au zoo de Tunis où un gardien nous emmène voir de plus près Mike le tigre et ses amis les lions. Rugissements et coups de griffes ont produit leur effet sur les enfants (et sur les parents aussi).

Sidi Bou Said (t)arret prolongé

10mai

Raki fait une pause de quelques jours.

Escale en Kabylie

20avril

DSC03709.JPGNous partons d’Alger dimanche 18 avril vers 17h00. La mer est belle et le vent est mollasson. Nous poussons au moteur. La nuit tombe assez vite. Le courant portant nous fait accélérer. Nous pensions mettre 24 heures. Il ne nous en faudra que 20. IMG_0369.JPGNous arrivons lundi vers 13h00 à Béjaïa. La Capitainerie nous attribue un poste d’amarrage entre deux gigantesques cargos. Salim, notre ami d’Alger, est en congé et nous rejoint au port vers 16h00 avec son petit garçon, Youssef. Nous allons boire un verre ensemble place Gueydon puis allons nous promener en voiture dans les environs : DSC03718.JPGle cap Carbon et ses singes puis Tichy où il possède un appartement d’été dans une résidence. Le soir nous sommes invités à dîner dans la famille de Meriem, l’épouse de Salim. Nous mangeons une délicieuse chorba et plusieurs plats kabyles. Le lendemain, nous leur donnons rendez-vous vers midi pour aller déjeuner ensemble. Nous les invitons dans un restaurant que le guichetier de la banque nous a recommandé, dans le centre de Béjaïa. DSC03726.JPGAvant de rembarquer sur Raki, nous allons visiter le musée de la ville. Un membre de l'association qui gère le musée nous fait la visite. Nous y découvrons les restes de la mosquée où Ibn Khaldoun a enseigné, ainsi que des fortifications turques et espagnoles. Nous nous arrêtons un moment pour déchiffrer les graffitis de soldats français du 19ème siècle gravés dans la pierre. Nous nous sentons vraiment bien à Béjaïa et nous regrettons un peu de ne pas pouvoir rester plus longtemps. Nos visas vont bientôt expirer. Nous disons adieu à nos amis et rembarquons. Nous appareillons vers 17 heures après avoir tenté vainement de trouver un peu d'essence pour le moteur.

Alger : invitations en rafales

17avril

DSC03706.JPGRaki est bien installé le long du quai des ferries. Tous les deux jours environ, un ferry part et un nouveau ferry arrive, tous plus gros les uns que les autres. A chaque fois nous retenons notre souffle pendant les manœuvres en espérant que Raki ne serve pas de pare battage. Dès le premier jour, nous rencontrons Riyad qui est second mécanicien sur des cargos. Il me fait visiter le port de pêche et s’indigne de la situation sociale en Algérie. Il n’y a pas de travail pour des gens comme nous qui pourtant avons fait des études. Le deuxième jour, nous avons pris une chambre à l’Hôtel Suisse. Léonie regarde la Petite Maison dans la Prairie et toute la famille redécouvre les joies du bain. Le soir, nous allons dîner dans un bon restaurant près de la rue Didouche Mourad : le Béarnais. Nos voisins, des hommes d’affaires, s’intéressent à Gustave qui les observe. Alors que nous finissons notre repas, l’un d’entre eux se lève et vient nous parler. Il se réjouit de nous savoir venus en bateau et nous raconte ses enfants et ses vacances en Vendée où il a acheté une villa. Puis il nous propose un verre qu’il va commander au comptoir. Lorsqu’il revient, il convie ses amis à sortir. Le garçon vient vite nous voir pour nous informer que le repas a été entièrement payé. Les bras nous en tombent. Heureusement, le patron du restaurant nous donne la carte de visite de notre bienfaiteur ce qui nous permettra de lui envoyer des fleurs. Le lendemain, nous allons écouter du jazz au centre culturel français. Salim, douanier que nous avons rencontré la veille, doit nous y rejoindre pour que nous passions la soirée ensemble. Lorsque nous arrivons, nous retrouvons aussi son frère Morad, Capitaine de cargo. Après le concert, Salim nous invite dans un restaurant branché d’Alger, la Tyrolienne où nous passons une formidable soirée à manger des grillades et à discuter de mer et de navigations. Le jour suivant, nous avons rendez-vous avec Marie et Karim dont nous avons eu les coordonnées par un ami qui vit en France. Très gentiment ils nous proposent de venir nous prendre au port pour aller faire une promenade ensemble. Ils nous font découvrir la Madrague, puis Sidi Fredj où Karim dirige une école de plongée. Enfin ils nous emmènent dîner chez eux à Alger plage. Nous mangeons de délicieuses crevettes et ne pouvons refuser leur invitation à dormir chez eux. Le lendemain matin nous prenons le petit déjeuner ensemble avant de retrouver le port. Toute cette générosité nous bluffe. Et dire que celui qui préside aux destinées de notre pauvre métropole déchue classait l’Algérie parmi les 6 pays les plus inhospitaliers au monde ! C’est fou d’être si mal renseigné à ce niveau.