Nantes-Méditerranée à la voile

Otorhino

20février

otorhino.jpgPour rentrer de Porto jusqu'au port de Leixoès hier soir, nous avons pris un taxi. Il avait 745000 km au compteur. Et son chauffeur n'en était pas loin non plus. Ni les fenêtres ni les essuie-glaces ne fonctionnaient ce qui fait que nous sommes rentrés sans voir la route, frigorifiés et trempés. Tout le monde est maintenant enrhumé. Aussi, comme nous cherchions un nom pour le pilote automatique (autopilot) et qu'il convient traditionnellement de le prénommer Otto, nous avons saisi l'occasion pour choisir "Otorhino". Car après tout, ce pilote est un peu comme le nez et les oreilles de l'équipage lorsque celui-ci n'est pas disponible pour gouverner le bateau. En effet, pour ceux qui ne sont pas des habitués de la navigation, on ausculte sans cesse les bruits sur un bateau, chaque bruit nouveau donnant lieu à une enquête minutieuse. Enfin, il faut avoir du flair pour choisir son chemin parmi tous les écueils qui jalonnent la route des marins mais cela, tout le monde le sait.

Bom dia !

20février

Les frontières existent aussi en mer. Vendredi soir nous sommes passés des eaux territoriales espagnoles aux eaux portugaises.


Arrivée au Portugal

Orage sur Vigo

20février

Soleil_sur_Vigo.JPGAu large des îles Cies, jeudi soir, les grains orageux se sont multipliés avec des éclairs de plus en plus nombreux. L'aventure de nos amis Armagnac de la Rochelle foudroyés l'été dernier nous a servi de leçon et nous avons décidé de rentrer dans la ria de Vigo pour nous mettre à l'abri. Nous avons passé la fin de la nuit à Baiona, à l'entrée de la rivière. Toute la matinée, nous avons assisté à une alternance de soleil printanier et de grains très violents dont un qui a recouvert le pont de grêle. grele_sur_le_pont.JPGDans l'après-midi, les grains se sont un peu espacés et nous sommes repartis en espérant passer entre les gouttes. Quelques gros champignons noirs menaçaient encore au large. Nous n'avons finalement jamais été en dessous de l'un d'eux et nous ne le regrettons pas. DSC02949.JPG Nous avons en revanche beaucoup apprécié la compagnie des dauphins qui ne nous ont pas quittés depuis notre départ de Portosin. Ils suivent le bateau de nuit comme de jour et zigzaguent tout autour en faisant des sauts parfois très acrobatiques.

Ria de Muros

20février

Après avoir passé le cap Finisterre, nous avons fait escale à Portosin, un très agréable port de pêche dans la ria de Muros. En repartant le lendemain, nous sommes allés faire un petit saut à Muros dont voici quelques images.


Départ de la ria de Muros

Ernest à la Corogne

18février

Leonie_a_la_Tour_Hercule.JPGAvant de partir en voyage, Léonie a rencontré les élèves de l'école Charles Perrault à Vigneux. Ces derniers lui ont offert un Pingouin à cette occasion. Léonie l'a baptisé Ernest. Il a embarqué avec nous à bord de Raki et nous lui faisons visiter les sites remarquables à chaque escale. C'est ainsi que nous l'avons emmené à la la Tour Hercule de la Corogne qui passe pour le plus ancien phare au monde encore en fonctionnement. La tour a été érigée par les Romains au Ier siècle avant J.-C. Lorsque nous y sommes allés, le vent dépassait les 35 noeuds et la cagoule de Léonie s'est envolée pour toujours. Heureusement, les températures augmentent au fur et à mesure que nous descendons vers le sud et Léonie a un petit bonnet de rechange qui est bien suffisant. Aujourd'hui nous sommes au fond de la ria de Muros, à Portosin, et nous allons repartir dans l'après midi pour Baiona ou peut-être un peu plus loin dans la direction du Portugal.

Cybercafé dans 6m²

16février

cybercafé Nos problèmes informatiques sont en partie résolus. Mais le caractère portable de l'ordinateur devient discutable. Il lui faut désormais des enceintes rapportées, une caméra à défaut de webcam, un disque dur externe, un clavier supplémentaire (qwerty) car l'original ne fonctionne plus, sans parler de l'antenne wifi, de la souris, du scanner et des housses en tous genres. Nous envisageons l'ouverture prochaine d'un cybercafé itinérant.

Par ailleurs nous projetons de quitter la Corogne cette nuit. La prochaine escale est encore indéterminée. Peut-être Muros (au sud immédiat du Cap Finistère).

Gijon - La Corogne

15février

La côte nord-ouest de l´Espagne a tenu ses promesses. Le vent de Nord est y lève une mer forte et des vagues vicieuses.


Gijon - La Corogne

L'ordinateur fatigue

13février

DSC02861.JPGL'ordinateur portable que nous avons embarqué est en train de rendre l'âme. Il ne lit plus les vidéos et la barre d'espace ne répond plus. L'actualité du blog en a pris un coup car nous avons essayé en vain de trouver des remèdes. En quelques mots, après une navigation assez mouvementée entre Gijon et la Corogne (des détails à venir dans un prochain billet), l'équipage fait escale pour quelques jours dans la ville galicienne où Hercule fit des siennes autrefois en attendant que la mer et le vent se calment un peu. Nous en profitons pour faire du tourisme (carnaval, club house, planétarium, aquarium, apéritif à bord des bateaux voisins) et du rangement à bord où chaque objet commence à trouver sa place. Nous suivons l'évolution de la météo grâce à la super station météo offerte par Lolo et Anne le jour du départ DSC02831.JPG. Nous devrions pouvoir repartir mercredi prochain pour le sud où plusieurs jolis ports nous attendent. Et dès que nous aurons trouvé une solution informatique, nous reprendrons un rythme plus régulier d'entretien du blog. Nous allons aussi prendre le temps de répondre aux nombreux mails reçus ces derniers jours. Tous ces messages sont vraiment des cadeaux et nous sommes très reconnaissants à leurs auteurs de porter cet intérêt bienveillant à notre balade hivernale. Sans vouloir être trop gourmands, nous en redemandons évidemment. Enfin, nous avons une pensée pour tous ceux qui sont en vacances depuis aujourd'hui. Nous savons ce que c'est.

La traversée du golfe de Gascogne

10février

DSC02820.JPG Après avoir quitté tout le monde dimanche midi, nous avons poursuivi la descente de la Loire à la voile. C'est la première fois que nous n'avons pas eu besoin de recourir au moteur pour parcourir les 30 milles de Loire. Nous avons tout d'abord mis un peu d'ordre dans le bateau qui s'est transformé en médiathèque-bar avec tous les cadeaux que nous avons reçus au départ. Puis nous nous sommes préparés pour la première nuit qui est tombée un peu avant Noirmoutiers. Le vent assez soutenu (20 noeuds établis) nous a permis d'enregistrer de belles moyennes dès le début avec des pointes de vitesse à 9 noeuds. La mer était un peu désordonnée mais pas aussi dure que nous aurions pu le craindre compte tenu des forts vents des jours précédents. Dans la matinée de lundi, nous avons quitté le plateau continental pour survoler les profondeurs abyssales de l'océan Atlantique : les sondes indiquées sur les cartes passent de quelques centaines de mètres de profondeur à 3000 voire 4000 mètres de profondeur. En général, c'est le genre de sujet de discussion qu'on n'aborde pas quand on s'y trouve. Avec Amélie, nous n'en avons reparlé qu'à l'approche de l'Espagne, lorsque les fonds remontaient. Nous n'avons pas constaté de changement remarquable de l'état de la mer au passage de la falaise sous-marine. Peut-être s'est-elle un peu rangée en cours de matinée pour donner une houle un peu plus longue et plus régulière. Comme prévu le vent a commencé sa rotation vers le nord-est, ce qui nous a conduit à l'accompagner en piquant vers le sud pour rester au grand largue et non pas plein vent arrière qui est une allure très inconfortable dans une mer formée. Nous avons empanné mardi vers une heure du matin lorsque le vent a terminé sa rotation vers le nord et avons dès lors fait route directe vers Gijon. après être monté au delà de 20 noeuds lundi, le vent a molli autour de 15-20 noeuds dans la nuit de lundi à mardi pour terminer à 10-15 noeuds mardi soir en arrivant. Nous n'avons pas croisé grand monde durant ces deux jours : quelques cargos dans l'estuaire de la Loire et quelques bateaux de pêche au large de l'île d'Yeu et en approchant des côtes d'Espagne. Léonie a eu un peu le mal de mer lundi matin et mardi matin, les deux fois en se réveillant. Mais elle a bien (et vite) surmonté ces moments délicats en redormant un peu et en grignotant. Elle a même avalé des lentilles lundi après midi et un bon hachis parmentier mardi midi. Nous n'avons pas eu froid durant la traversée car les températures ne sont jamais tombées en dessous de 6°C. Lorsque nous sommes arrivés à Gijon avec le soleil, il faisait 12°C de température extérieure. En ce qui concerne le bateau, tout a bien fonctionné. Le pilote nous a relayés un tiers du temps environ. Nous n'avons pas pu l'utiliser davantage car la charge de l'éolienne n'a pas permis de compenser la consommation d'énergie due aux instruments de navigation. En effet, au portant, les 20 noeuds de vent deviennent 15 noeuds de vent apparent (la vitesse du bateau se soustrayant) ce qui est peu pour l'éolienne. La gite et les mouvements du bateau diminuent encore son rendement. Quant au panneau solaire, il n'a pas pu charger beaucoup puisque le ciel est resté très nuageux jusqu'à l'approche de l'Espagne. Au total entre la consommation d'énergie du bord et la charge de l'éolienne et du panneau, nous enregistrons une perte de 90 ampères ce qui est beaucoup puisque nous n'avons que 210 ampères de capacité théorique de batteries. Nous verrons comment la charge tient lorsque le soleil brillera plus fort. Tout l'équipage est ravi d'avoir pu aligner les milles dès le début et de n'avoir pas eu à attendre de longues journées à Pornichet qu'une fenêtre météo s'offre à nous. A présent nous pensons continuer dans la lancée et tailler ce soir-même vers la Corogne car du mauvais temps est annoncé en fin de semaine. Nous avons 150 milles à parcourir le long des côtes espagnoles ce qui devrait nous prendre autour de 36 heures. Nous devrions arriver dans la nuit de jeudi à vendredi. Ci-dessous quelques images prises mardi matin pendant la traversée. Si c'est un peu long à charger, double-cliquez sur l'image pour la lire sur you tube.


Les enfants dorment dans le golfe de Gascogne

Olé !

9février

gijon.jpg54 heures de traversée. 310 milles nautiques en tout. 5,7 noeuds de moyenne. Nous sommes arrivés à Gijon ce soir à 18 heures. Tout le monde est en forme et a hâte d'aller manger des tapas dans le centre ville. Les détails de la traversée dans un prochain billet. Merci d'avoir mis les photos sur le blog. Si vous avez des vidéos, pour les ajouter au montage en préparation. Et puis surtout, merci à tous d'avoir fait le déplacement pour fêter le départ. Nous étions très heureux de partager ce moment avec vous.

Ils sont partis

7février

jerome-000.jpgIls sont partis ce matin. Nous étions nombreux à leur dire au revoir. Certains parmi vous m'ont demandé s'il serait possible de déposer sur le blog les nombreuses photos qui ont été prises. Par conséquent, Sylvain, je me permets de poster ce billet.

Vous pouvez m'envoyer vos meilleures photos par mail en cliquant sur ce lien :




Le 7 février approche

5février

visite_eleves_de_Vigneux.jpg . Nous avons passé deux jours en mer mardi et mercredi derniers pour vérifier que le bateau était prêt. L'occasion de faire une première escale à l'île d'Yeu où Gustave a subi une séance de kiné respiratoire pour sa bronchiolite. Nous avons ensuite fait le chemin inverse de nuit pour nous entraîner dans toutes les conditions. Les enfants ont bien dormi et se sont réveillés quand nous passions sous le pont de Cheviré. A présent nous nous consacrons aux derniers préparatifs de départ. Les différents schémas météo semblent permettre d'envisager une descente vers le sud dès dimanche avec l'Espagne en ligne de mire (Santander ? Gijon ? Viveiro ?). Nous continuons d'étudier toutes les prévisions pour ne prendre aucun risque inutile et n'arrêterons notre décision définitive d'entamer la traversée que le moment venu, le 7 février à midi. Dimanche matin, nous partagerons un café et des jus de fruits avec tous ceux qui ont prévu de venir nous dire au revoir. Léonie attend particulièrement ses camarades de classe et les élèves de l'école Charles Perrault qui sont déjà venus visiter le bateau il y a deux semaines.

"On peut rire de tout mais pas avec tout le monde"

5février

no_pasaran.jpg La catégorie "accès réservé" n'a rien de secret. Elle peut être consultée par tous ceux que nous connaissons de près ou de loin mais nous ne voulions pas qu'elle soit consultable par la totalité des internautes du monde parce qu'ils n'ont pas tous un visage pour nous. A ceux qui souhaiteraient accéder à cette rubrique, il suffit de nous envoyer un petit mot par la rubrique contact et nous vous retournerons les codes d'accès. N'hésitez pas et nous essaierons de vous répondre au plus vite.

Léonie s'y voit déjà

1février

DSC02801.JPG Nous ne sommes pas encore partis que Léonie se croit déjà au Maghreb : hier, en plein Paris elle a rencontré son premier chameau.

J - 17

21janvier

Raki mâtage Le bateau est à l'eau et mâté depuis le week-end dernier. Il attend maintenant patiemment les premiers essais dans huit jours et le départ de Nantes qui aura lieu comme prévu le dimanche 7 février en fin de matinée. Pot de départ sur le ponton à partir de 10h00 le long du quai de la Fosse (station de tramway chantier naval).



This time tomorrow

6janvier

Dans une trentaine de jours nous serons partis. Les mauvaises langues nous voient déjà frigorifiés dans une mer démontée au milieu du golfe de Gascogne et menacés par toutes sortes de monstres marins. Mais ce ne sont pas quelques envieux qui vont nous refroidir...


This time tomorrow

Une lettre pour Léonie

21décembre

lettre_des_eleves_de_Charles_Perrault2_.jpglettre_des_eleves_de_Charles_Perrault.jpgLes élèves de l'école Charles Perrault ont envoyé une lettre à Léonie. Pour répondre à toutes leurs questions, une rencontre est prévue sur place en janvier. En attendant, Joyeux Noël !

Frais comme une rose

21décembre

peintures_de_pont.JPGLe pont de Raki était gris depuis 2003. Le soleil le rendait impraticable pieds nus lors des chaudes journées d'été... En Bretagne. Il nous a semblé plus raisonnable de l'éclaircir en prévision de nos navigations futures... En Méditerranée. Aussi avons-nous choisi le beige de chez International. Léonie, pleine de reconnaissance envers ses parents, n'y a vu que du rose. Nous n'avions pas prévu un tel plébiscite, mais nous l'apprécions à sa juste valeur sachant que les préparatifs et la peinture se firent par des températures qui excédèrent rarement les 2°C. Le thermomètre devrait remonter maintenant... Avec l'arrivée de la pluie.

Lettre aux élèves de l'école Charles Perrault

2décembre

lettre.jpgBonjour,

Avec papa, maman et Gustave, je vais bientôt faire un grand voyage en bateau. Le bateau n’a pas de rame mais des voiles. Je vais naviguer sur la mer Méditerranée. Je vais découvrir des petits ou des grands pays. Je vous écris une lettre car Delphine, votre maîtresse, m’a raconté vos histoires. J’adore les histoires de pingouins, de manchots, de requins et de baleines. Pendant le voyage sur la mer, je voudrais bien que des garçons et des filles m’écrivent des lettres. Au revoir et à bientôt !

Léonie

Alors, tu es contente d'avoir un petit frère ?

22novembre

Merci la vie !