DSC03342.JPGAprès une belle escale à Tanger (photo) et un passage somptueux du détroit de Gibraltar par beau temps, au milieu des cargos et des rorquals communs, nous voici à Ceuta, aux portes de la Méditerranée. Il nous aura fallu un peu plus d'un mois pour rejoindre la mer Méditerranée et voici un premier bilan d'étape. Nous avons parcouru 1280 milles nautiques en 240 heures environ. Ce qui fait une moyenne de 5,3 nœuds. Nous sommes arrivés souvent de nuit dans les ports où nous avons fait escale (7 fois sur 12). Nous avons fait environ 40 heures de moteur (entrées et sorties de port comprises) et consommé 60 litres d'essence. Le pilote automatique a barré à notre place pendant un peu plus de 60 heures. Nous aurions pu l'utiliser davantage mais nous nous sommes limités parfois pour des raisons d'économie d'énergie. A ce sujet, le panneau solaire ne donne vraiment que depuis Lagos en Algarve. Avant, seule l'éolienne chargeait et cela n'a jamais permis de compenser complètement notre consommation électrique. Nous n'avons toujours pas terminé la première bouteille de gaz, avons utilisé 3 plaquettes de beurre, 1 bouteille de whisky, et 120 couches pour Gustave. Nous n'avons pas comptabilisé les autres denrées. Nous avons perdu 3 aussières, cassées lors de la tempête de Porto et une tasse et un dessous de plat en faisant la vaisselle. Notre escale à Ceuta va durer quelques jours car nous laissons passer le fort levanter (vent d'est) qui s'est établi depuis hier soir. Nous en profitons pour préparer les navigations à venir le long des côtes du Maghreb. Nous allons faire quelques menus travaux sur le bateau : entretien du moteur, matelotage, nouvelles fixations pour le mât de l'éolienne, vernis dans le cockpit pas terminés avant le départ, fixation de garcettes de ris sur le foc de route, etc. Puis nous ferons quelques achats avant le départ : avitaillement et cartes marines.