1alhoceima.JPGDépart d’El Jebha vers 12h00. Il pleut des cordes. Les pêcheurs ramandent les filets. Nous allons faire les formalités de sortie avec Léonie. En 15 minutes c’est réglé. Nous longeons les montagnes du Rif et croisons encore des dauphins auxquels Gustave ressemble de plus en plus. Le courant, favorable au début s’inverse rapidement et nous refoulons plus d’un nœud de courant pendant toute la journée. Si bien que nous arrivons de nuit à la pointe de Los Frailes que nous longeons de très près bord à bord avec deux gros bateaux de pêche. Nos appels à la VHF pour le port restent sans réponse. Nous entrons dans le premier bassin et interrogeons un membre de l’équipage du bateau de sauvetage pour savoir où il convient de nous amarrer. Ce dernier nous indique le gigantesque quai des ferries que nous nous décidons à rejoindre non sans hésitation. Nous débarquons et nous rendons au poste de police du port où les formalités d’entrée nous prennent deux heures. Heureusement ce sera plus rapide le lendemain matin. Nous repartons aux aurores car la route est longue jusqu’à Melilla, avec près de 2 noeuds de courant portant toute la journée, ce qui raccourcit considérablement notre traversée et nous permet d'arriver en milieu d'après-midi. Décidément nous sommes toujours surpris par les courants au Maroc. Aussi bien par leur direction que par leur vitesse. D'ailleurs le guide Imray parle de courants inexpliqués dans les parages.