670.JPGNous nous retrouvons avec Brahim à 10h00 à la sortie du port comme convenu. Ensemble, nous allons au grand marché pour acheter des fruits et des légumes. Brahim a travaillé toute sa vie en France. Il est revenu en Algérie il y a quelques années pour y passer sa retraite. Il s’est remarié ici et a conservé un appartement en France où il se rend occasionnellement. Notre promenade dure une bonne heure puis Brahim nous invite à déjeuner chez lui après nous avoir fait découvrir la ville. Nous lui répondons que nous ne pouvons accepter car nous nous apprêtons à repartir dans l’après midi pour Beni Saf. Mais Brahim insiste et nous exhorte à prolonger notre séjour pour manger le couscous ce soir. Le départ est repoussé de 24 heures et nous allons voir les autorités pour les informer de notre intention de rester une nuit de plus. L’affaire est entendue puis nous allons chez Brahim. 672.JPGNous y rencontrons sa femme, Fouzia et sa sœur, plus âgée, qui vit chez lui pour quelques temps et qui adopte rapidement Gustave. Nous rirons beaucoup avec elle du SMS que nous envoyons à ma mère en France avec la photo d’elle tenant Gustave dans les bras : « ça y est, je suis arrivée en France ? En 3 secondes et sans visa ! ». Brahim a fait construire une belle villa dont il est en train de terminer l’étage. La vue est magnifique sur tous les environs de Ghazaouet et sur la mer. Après manger, des nièces de Brahim passent lui rendre visite. Nous discutons de tout, l’Algérie, les enfants, le bateau, la France. Léonie joue avec Amina, la petite nièce de Brahim. 666.JPGPuis nous rentrons au port dans l’après-midi pour nous habiller et repartons dîner. Nous partageons un délicieux couscous avec toute la famille. Le frère aîné de Brahim nous raconte Oran, la pêche en Algérie et ses années en France de 1953 à 1963. Le lendemain matin, Brahim vient nous dire adieu sur le quai. Nous nous séparons comme si nous nous étions toujours connus, émus. Depuis notre départ de Nantes, nous étions impatients d’arriver en Algérie. Nous ne pouvions pas rêver une meilleure entrée en matière.