Carte_de_l_Algerie_jijel.jpgNous avons repris la mer cet après-midi. Le vent se lève avec la tombée de la nuit, dans l’axe. Nous tirons un premier bord vers le large puis un deuxième vers la côte. Nous dessinons un joli chapeau pointu sur le GPS qui nous indique qu’en 3 heures de navigation, nous n’avons progressé que de 3 milles nautiques. Le courant est très fort. Plus de deux nœuds contre nous. Nous désespérons un peu et au petit matin, nous décidons de renoncer à faire escale à Skikda. Nous irons à Jijel qui est beaucoup plus proche. Nous y arrivons au lever du jour. Les militaires qui gardent l’entrée du port nous éconduisent en désignant la direction du sud. Nous longeons les digues et découvrons un nouveau port qui ne figure pas sur les cartes. Nos appels VHF restent sans réponse jusqu’à ce que nous entrions dans le port. Les gardes côtes nous répondent enfin que nous devons nous présenter au quai qui se trouve juste en face de nous. Jijel devait être une escale brève. Mais nous devons y rester 3 jours car la météo annonce de l’ouest fort. Nous apprendrons par la suite qu’un plaisancier a subi des dégâts importants à cause d’une vague qui s’est abattue sur la cabine de son bateau et a cassé un des hublots. 3 jours, quand ce n’est pas choisi, cela peut paraître un peu long. C’est la barbe comme dirait l'autre ! Mais nous allons quand même faire quelques courses en ville et visiter le petit musée local, escortés de près par une voiture de police.