IMG_0604.JPGLe Mistral a soufflé fort fin juillet. Comme il nous était impossible de reprendre la mer, nous avons décidé de faire une escapade à Paris pour rendre visite à nos familles. 5 heures de TGV dans un sens, puis 5 heures de TGV dans l’autre et 3 jours plus tard et nous reprenions la mer. Nous avons d’abord fait escale à Marseille, puis à Port St Louis du Rhône après une navigation musclée au louvoyage contre 30 nœuds de vent (nous n’avions pas eu connaissance de l’avis de grand frais), et aux Saintes Maries de la mer. Lorsque nous avons voulu repartir pour Sète, le moteur s’est remis à tousser pour le plus grand bonheur du spi qui a pris l’air en nous tirant à 2 nœuds le matin et à 6 nœuds l’après-midi quand le vent s’est levé. A Sète, nous avons démâté et caréné Raki. Nous avons aussi fait réviser le moteur pour la deuxième fois en 15 jours. Le mécano s’en est pris au carburateur et au pointeau avant de déclarer : « maintenant il tourne très bien ». Tout en préparant Raki à se métamorphoser en péniche, nous avons retrouvé peu à peu tous les copains en vacances dans le sud et la famille que nous y avons.IMG_0591.JPG Ils nous ont aidé à nous adapter à notre nouvelle vie hexagonale. Le mauvais temps nous a retenu une journée de plus à Balaruc car l’étang de Thau est une vraie bouilloire quand le vent souffle fort de nord ouest. Notre petit moteur ne l’aurait sans doute pas supporté. Le 6 août nous avons pu faire la traversée et nous engager dans le canal de Riquet où, depuis, nous nous faisons les biceps en tirant sur les aussières dans les écluses. Nous avons atteint Toulouse au 5ème jour et là, nous avons procédé à une nouvelle enquête moteur car le réchauffement climatique mondial semble s’être tout entier installé sous son capot. Cette fois, avec l’aide d’un mécanicien très serviable et compétent, nous l’avons démonté entièrement sur le quai pour découvrir que le thermostat était complètement cuit. Manque de chance car les fournisseurs sont rares en période de vacances et c’est finalement Accastillage Diffusion de Nantes qui nous les a expédiées par Chronopost. Remontage ce jour pour nous apercevoir que plusieurs joints sont foutus et qu’il faudrait démonter tout le bloc moteur pour trouver d’où vient le trop plein d’air. En somme, plusieurs journées de chantier et sans doute un coût de main d’œuvre supérieur à celui d’un moteur neuf. Nous essayons donc de remettre la main sur la dame de nage pour continuer à la godille.