Naoned Med privé

Naoned-Ahmed.dz

18avril

DSC03707.JPGIl est temps pour nous de repartir. La météo est favorable et nous avons encore du pays à voir. Le départ d’Alger est prévu pour demain matin à 8 heures. Décidément, nous aurons passé un séjour très dense à Alger et nous aurons encore fait de nombreuses rencontres. Même celle d’un père improbable puisque la veille de notre départ, un coup de fil que nous n’étions pas sûr de devoir attendre nous fait finalement reporter de quelques heures le départ. Ahmed est à Mostaganem. Mais il peut y écourter son séjour et nous retrouver demain en fin de matinée à Alger. Promesse tenue car vers 11h00, il est à la sortie du port dans sa grosse berline noire. Il nous embarque et fonce, en faisant quelques détours, vers Hydra où il réside. En chemin il nous raconte ses études, son séjour à Paris en mai 1968 et durant l’été qui suivit. Tout était bloqué. Pas moyen de rentrer en Algérie. Alors heureusement, ta mère m’a aidé. Je suis revenu souvent en France après, une vingtaine de fois peut-être. Il nous raconte aussi son séjour d’étudiant à Londres. J’ai beaucoup aimé cette ville. Son travail à l’ambassade américaine à Alger. Jimmy Carter à qui il fit visiter la Casbah, Kissinger, Chadli. Puis il nous emmène déjeuner dans un bon restaurant d’Hydra nous montre une photo de lui plus jeune et nous fait visiter son nouvel appartement qui se trouve à proximité. Depuis quelques années, il achète, restaure et loue ou revend des appartements dans les beaux quartiers d’Alger. Des responsables de la Société Générale figurent parmi ses locataires. En voiture nous parlons de la situation en Algérie. Du régime politique. Il ne reste plus grand-chose de la révolution. Nous parlons du bateau. De l’esprit d’aventure qu’il nous prête. Après un dernier arrêt dans une boulangerie où il nous achète une douzaine de croissants pour la mer, il nous raccompagne au port où nous nous disons au revoir. Il viendra peut-être nous voir en France en septembre. Après deux heures de mer, il nous téléphone : « tout va bien ? Je demande cela pour la fille et les beaux yeux du garçon parce que le reste je m’en moque. Mais quand même, soyez prudents ».

Spéciale dédicace pour Samir

17avril

maison_antri_bouzar.jpg A Nantes, c'est le nom du patron du chantier où hiverne Raki. A Alger, c'est un bijoutier.

Gustave varie les plaisirs

4avril

DSC03547.JPGAujourd’hui, Gustave a mangé son premier petit pot. Les enfants grandissent vite. Léonie apprend des expressions en arabe et raconte toute notre vie au premier chauffeur de taxi venu. Souvent, on leur trouve un air algérien et si nous ne nous ne nous y accrochions pas, ils auraient déjà été adoptés 20 fois par tous ceux que nous rencontrons.

L'actualité sociale à Ceuta

15mars

A peine arrivés à Ceuta que nous sommes entrainés dans une manifestation contre le chômage. Et nous qui craignions un climat aseptisé et BCBG dans ce reliquat colonial espagnol.


Chô, chô, chô, chômage partout !

Grève au Portugal

6mars

Voilà qui pimente notre voyage. Un lien vers l'article de Libé. http://www.liberation.fr/monde/0101...

Baby sitting

26février

DSC03002.JPGComme nous avons un peu de temps, nous faisons le tour des bistrots et restaurant de Porto. Nous nous régalons avec les sautés de porc à la coriandre et aux palourdes, les crèmes de courge à la cannelle, les glaces maison, les vinho verde, les bacalhao grillées, les soupes, les salades, les francesinhas. Deux adresses nous ont particulièrement plu : Le Chien qui fume ouvert dans les années 1930 par une juive française qui avait senti le vent tourner et Postigo do Carvao dont on nous avait recommandé l'adresse avant notre départ. Évidemment chacun se demandera ce que nous faisons des enfants pendant que leurs parents trinquent ? Eh bien nous avons la chance d'avoir des enfants qui s'endorment n'importe où vers 21h00, nous laissant tout le loisir de profiter de la gastronomie lusitanienne.

Gustave en vacaciones

18février

DSC02855.JPGIl n'a pas le mal de mer, les mouvements du bateau n'ont même pas d'effet soporifique sur lui, de la vraie graine de marin celui-là. Il faut dire que Léonie s'en occupe bien lorsque ses parents sont affairés sur le pont. Toute la question reste de savoir dans quelle langue il prononcera ses premiers mots.

La question

15février

captain-stubing.1236760999.jpgPierrick, prof de maths de son état et non dénué d'autodérision comme on peut le constater ici nous rapporte ceci à propos de l'homonyme du célèbre marin :

Gustave Flaubert souffrit mille morts en classe de Mathématiques. Il promit de « s’en venger quelque jour ». Le 15 Mars 1843 il adresse à sa sœur Caroline : « Puisque vous étudiez la géométrie et la trigonométrie, je vais vous soumettre un problème : Un bateau vogue sur l’Océan. Il a quitté Boston avec un chargement de laine. Il jauge 200 tonneaux. Il se dirige vers Le Havre. Le grand mât est cassé, le garçon de cabine est sur le pont, il y a douze passagers à bord. Le vent souffle E.N.-E. L’horloge marque 3h ¼. On est au mois de mai. Quel est l’âge du capitaine ? ».

(Gustave Flaubert, « Correspondance ». Bibliothèque de la Pléïade. Gallimard.)

Le monde se divise en deux catégories

1février

DSC02810.JPG Il y a ceux qui vont se lever demain matin pour aller au boulot et les autres. Vendredi soir, mon cartable a rejoint la poubelle sur laquelle on pouvait lire un graffiti prédestiné qui résume assez bien notre état d'esprit. Car nous sommes en train de rejoindre la grande armée de ceux qui se lèvent tard malgré les prescriptions présidentielles et il se trouve que nous sommes nombreux. Chômeurs, retraités, vacanciers, rttistes : Oisifs de tous les pays, unissez-vous !